La Chambre des communes s’est ajournée pour l’été et les députés sont maintenant dans leurs circonscriptions respectives où ils peuvent échanger avec leurs commettants et commettantes sur les hauts et les bas de la dernière année. Je suis d’ailleurs très heureux d’avoir eu l’occasion de rencontrer plusieurs d’entre vous et d’entendre votre opinion sur différents dossiers.
Le moment est bien choisi pour revenir sur le travail accompli par le gouvernement au cours de l’année qui s’est écoulée depuis les dernières élections générales.
Différents accomplissements figurent au bilan du gouvernement depuis le dernier scrutin. Par exemple, malgré une récession mondiale parmi les plus terribles depuis les années 1930, le Canada est désormais reconnu à l’échelle internationale pour son solide leadership économique et sa bonne gestion financière. De fait, nous avons la meilleure situation financière de tous les pays du G‑7 et nos perspectives économiques figurent parmi les plus reluisantes au sein du G‑20. Dans l’état actuel des choses, le Canada est en bonne voie d’atteindre l’équilibre budgétaire à moyen terme et d’enregistrer des excédents à compter de l’exercice 2015-2016.
Depuis juillet 2009, nous pouvons nous vanter de la création nette de près de 760 000 nouveaux emplois, ce qui compense la totalité des pertes d’emplois attribuables à la récession. C’est le résultat d’investissements considérables consentis par notre gouvernement, comme le crédit à l’embauche pour les petites entreprises et les rajustements au Programme de travail partagé.
Cependant, le gouvernement a aussi eu des décisions difficiles à prendre pour assurer l’efficacité de certains programmes fédéraux. Ainsi, il a fallu apporter les changements nécessaires au programme de la Sécurité de la vieillesse et au Régime d’assurance emploi de manière à garantir leur viabilité à long terme. Des modifications ont également été apportées aux régimes de retraite des fonctionnaires et des parlementaires.
Dans le cas de la Sécurité de la vieillesse, le gouvernement devait agir rapidement pour veiller à ce que les futures générations de retraités canadiens aient toujours accès à ce programme dans un contexte démographique en rapide évolution. Pour leur part, les changements apportés au Régime d’assurance emploi visent à stimuler la création d’emplois en incitant davantage les Canadiens à accepter les emplois disponibles.
Heureux de ses décisions prudentes et calculées et des différentes réussites à son actif, le gouvernement est tout de même conscient que certains points sont à améliorer.
Par exemple, lorsque le ministère de la Défense nationale a rendu publics les coûts estimatifs de l’achat des F‑35, le vérificateur général a indiqué que le gouvernement aurait dû inclure les frais d’exploitation qui comprennent le carburant, l’huile, les fournitures et les salaires des pilotes.
Bien que ces frais doivent être payés pour tous les aéronefs (y compris nos CF‑18 actuels), le gouvernement a accepté les conclusions du vérificateur général et inclura dorénavant ces chiffres. Le gouvernement a également pris des mesures additionnelles pour aller encore plus loin que ce prévoient les recommandations du vérificateur général en établissant notamment un plan d’action en sept points donnant suite aux préoccupations exprimées dans son rapport.
Cet exemple illustre bien le rôle important que peuvent jouer les instances indépendantes, comme le Bureau du vérificateur général. Nous comptons bien continuer d’apporter notre soutien aux Canadiens tout en faisant montre de prudence sur le plan financier. Aucun gouvernement n’est parfait, mais je suis persuadé que le Canada est sur la bonne voie pour offrir à ses citoyens ce qu’ils souhaitent d’abord et avant tout, à savoir un climat propice à la création d’emplois et à la croissance économique. Lorsque le Parlement reprendra ses travaux en septembre, le gouvernement s’emploiera donc à poursuivre dans le même sens en misant sur ses réussites du passé.
Je me réjouis à la perspective de retourner à Ottawa pour y faire valoir les points de vue dont vous m’avez fait part. Si vous avez des questions ou des observations à formuler, n’hésitez surtout pas à communiquer avec moi par téléphone au 866-878-5556 ou par courriel à michael.chong@parl.gc.ca.