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Notre système de vote

janvier 28, 2016

Je voudrais faire le point sur une nouvelle question qui ne manquera pas de dominer les manchettes. Les libéraux veulent changer notre système de vote qui a été utilisé pendant plusieurs centaines d’années, et ce depuis que les législatures élues furent établies au Canada.

À l’heure actuelle, le Canada a ce qu’on appelle communément le « scrutin majoritaire uninominal à un tour ». Dans ce système, le pays est divisé en circonscriptions, chacun avec à peu près le même montant de population. Dans chaque circonscription, les électeurs votent pour un des candidats sur le bulletin de vote. Le candidat avec le plus grand nombre de votes devient le député de cette circonscription. Dans une circonscription où il y a trois candidats ou plus, et où les votes sont largement distribués, il n’est pas inhabituel pour un candidat d’être élu avec moins de 50 pour cent du vote. Ce système est également connu sous le nom de système « single-member-district-plurality: [membre-unique-région-pluralité] » et deux démocraties les plus anciennes du monde, le Royaume-Uni et les États-Unis, utilisent également ce système.

En conséquence, à chaque élection générale depuis 1867, sauf deux, le parti qui a remporté la majorité des sièges l’a fait avec moins de 50 pour cent du vote populaire.

Certains soutiennent que notre système de vote doit être changé. Certains ont proposé des options, comme un scrutin proportionnel ou préférentiel et un mode mixte, etc. Bien qu’il n’y ait pas suffisamment de place ici pour expliquer différents systèmes, il est important de prendre note de deux choses. Tout d’abord, les libéraux ont dit qu’ils aimeraient changer notre système de vote et la méthode préférée du premier ministre Trudeau est le préférentiel. Deuxièmement, il est clair que si la dernière élection avait été déterminée par un scrutin préférentiel, il aurait été considérablement en faveur du Parti libéral.

Je crois que tout changement à notre scrutin doit d’abord être approuvé par les Canadiens lors d’un référendum pour deux raisons :

Le premier est le principe. Si un gouvernement change la relation directe entre les électeurs et les députés qu’ils élisent, ils doivent consulter ces électeurs auparavant. Les libéraux ont été élus avec moins de 40 pour cent de suffrages exprimés, ce qui leur a donné moins d’un mandat majoritaire pour pouvoir faire passer ce genre de changement quasi constitutionnel sans référendum. En outre, les Canadiens votent lors des élections générales pour une variété de raisons. On pourrait dire que des changements à notre système de vote ne figuraient pas à la tête dans les deux premières, ou même troisièmes raisons de la dernière élection.

La deuxième raison est le précédent, à la fois national et international. Au cours des 10 dernières années au Canada, trois gouvernements provinciaux ont proposé des modifications au système de vote : la Colombie-Britannique en 2005 et 2009, l’Î.-P.-É. en 2005 et l’Ontario en 2007. Dans les trois cas, ces gouvernements provinciaux ont compris que tout changement au système de vote doit être discuté avec le peuple d’abord. En dehors du Canada, deux démocraties « Westminster » ont proposé des modifications au système de vote. Le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande ont d’abord posé la question aux gens par l’entremise de référendums tenus en 2011.

Indépendamment des changements que le gouvernement libéral propose à notre système de vote, ils doivent mettre les souhaits des gens à l’avant. Vos points de vue et commentaires sur ce sujet important sont les bienvenus.

Michael Chong, député de Wellington-Halton Hills Michael.Chong@parl.gc.ca ou 1-866-878-5556.


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