Nouvelles


Le point sur la mission du Canada pour contrer l’État islamique (EIIL)

mars 28, 2016

Je souhaite profiter de l’occasion pour faire le point sur la mission du Canada pour contrer l’État islamique (EIIL).

En octobre 2014, puis de nouveau en mars 2015, la Chambre des communes a tenu un débat sur une motion pour déployer six avions de combat CF-18, deux avions de surveillance,  un avion de ravitaillement et 69 soldats canadiens sur le terrain, en Irak, pour former les forces kurdes. J’ai voté pour ces deux motions parce que je crois que les frappes aériennes contre l’EIIL nous ont permis de combattre efficacement le groupe tout en minimisant les risques pour nos troupes. C’est pour cette raison qu’au cours des 18 derniers mois, le Canada a pris part à la mission de lutte contre l’EIIL au sein de la coalition dirigée par les États‑Unis.

Cependant, le nouveau gouvernement a fait campagne sur une promesse de retirer nos six CF-18 de la mission de combat aérien. À la place, il a proposé une nouvelle mission dans une motion récemment adoptée aux Communes. Je n’ai pas appuyé cette motion et je tiens à expliquer pourquoi.

Malgré le retrait des CF-18 de la mission de combat aérien, quatre hélicoptères Griffon seront déployés à la place et l’avion de ravitaillement du Canada continuera d’approvisionner les avions de combat de la coalition qui effectuent des frappes aériennes contre l’EIIL. Le nouveau gouvernement triplera également le contingent de soldats canadiens au nord de l’Irak et en Syrie, le faisant passer de 69 à 200.

Le retrait de la mission de combat aérien et l’élargissement du contingent de l’armée ont fait croître les risques pour nos troupes. Le chef d’état-major de la Défense du Canada, le général Jonathan Vance, a déclaré qu’il est raisonnable de croire que le risque allait augmenter et que la nouvelle mission est généralement plus risquée. Le général Vance a également confirmé que les soldats canadiens ont reçu l’autorisation de tirer en premier.

Le plan du nouveau gouvernement a fait augmenter les risques pour les forces canadiennes dans la région, en plus d’écarter nos troupes d’une mission de combat aérien très efficace contre l’EIIL. Au cours des 18 derniers mois, le Canada a été un allié clé dans la mission de combat aérien, et le cinquième contributeur en importance au sein de la coalition. Le combat aérien est non seulement plus efficace pour cerner et frapper des cibles, mais il est également beaucoup moins risqué que le combat terrestre. Comme l’a dit l’ancien secrétaire américain de la Défense, Robert Gates : « tout secrétaire à la Défense de l’avenir qui conseillerait une fois encore au président d’envoyer une grande force terrestre au Moyen-Orient devrait aller se faire soigner dans un hôpital psychiatrique. »

Bien entendu, la mission de combat contre la menace que représente l’EIIL ne sera que l’une des initiatives d’une approche à multiples facettes qui comprendra  des initiatives liées à la diplomatie, à l’aide humanitaire, au renseignement national et aux activités de lutte contre le terrorisme, et au renforcement des lois en matière de citoyenneté.

En fait, sous l’ancien gouvernement, le Canada était déjà l’un des principaux fournisseurs d’aide humanitaire dans la région. Le Canada fournissait de l’aide humanitaire et participait aux frappes aériennes de la coalition, une approche beaucoup moins risquée et beaucoup plus efficace que la nouvelle mission proposée par le gouvernement actuel.


Demeurez en contact avec Michael

YouTube Flickr

Menu