S’il y a une chose qu’on m’a clairement fait comprendre durant mes fonctions de député, c’est que les Canadiens ordinaires sont déçus des comportements démontrés durant la période des questions et qu’ils désirent voir leurs parlementaires se concentrer sur les questions qui comptent vraiment, plutôt que d’essayer de gagner des points à des fins politiques.
La période des questions est la période de 45 minutes quotidienne où les députés du Parlement posent des questions au gouvernement pour lui demander des comptes. La période des questions est télévisée et ses débats sont transmis à des millions de Canadiens à tous les jours par les médias nationaux. Le centre de notre démocratie est le Parlement, et le centre du Parlement est la période des questions dans la Chambre des communes au Canada.
Au fil des années, le niveau des débats lors de la période des questions s’est détérioré. Cette préoccupation a été exprimée par des professeurs et des camionneurs. Elle a été exprimée par des étudiants de 5e année et des dirigeants d’entreprise. En fait, les professeurs m’ont dit que le niveau des comportements est tel qu’ils ne regarderont plus la période des questions en classe. Ceci est la preuve évidente que la période des questions doit être reformée.
Par conséquent, un fossé s’accroît entre les Canadiens qui se détournent de la politique, et le Parlement qui est de plus en plus partisan. Nous devons combler cet écart en réformant le Parlement et reconquérir le respect des Canadiens.
C’est donc pourquoi, le 27 mai, je présenterai une motion dans la Chambre des communes pour réformer la période des questions. Ma motion contient six propositions spécifiques pour concentrer la période des questions sur les problèmes qui comptent vraiment pour les Canadiens. Ces six propositions spécifiques conduiraient à :
- élever le décorum et fortifier la discipline que peut exercer le Président;
- allonger le temps permis pour les questions et réponses;
- exiger que les ministres répondent aux questions qui leur sont posées directement;
- allouer, à tous les jours, la moitié des questions aux députés d’arrière-ban;
- consacrer le mercredi pour des questions exclusivement posées au Premier ministre; et
- dédier le reste de la semaine pour des questions aux ministres autres que le Premier ministre.
Si cette motion est adoptée, le Comité de la procédure et des affaires de la Chambre sera ordonné de considérer ces réformes à la période des questions et de faire un rapport à la Chambre sur les changements recommandés dans un délai de six mois.
Mes collègues des deux côtés de la Chambre ont manifesté de l’enthousiasme à l’égard de cette motion. D’ailleurs, elle a été appuyée par plus de 20 membres venant de trois partis différents – chose qui n’était pas arrivée depuis bien longtemps.
Les Canadiens aspirent au changement et à la réforme. Je suis optimiste que la réforme parlementaire peut rejoindre les Canadiens qui se sentent désengagés face à des comportements qui ne seraient pas tolérés autour de la table de cuisine. Je suis optimiste que nous pouvons réformer le Parlement et le rendre pertinent une fois de plus.
Les Canadiens veulent une réforme du Parlement. Ils veulent que leurs institutions démocratiques fonctionnent bien et que le niveau des débats soit rehaussé. Cette motion est une première étape importante vers la réforme du Parlement.
Si vous désirez en savoir plus au sujet de cette motion, veuillez me contacter à chongm@parl.gc.ca ou au (866) 878 5556.